
Témoignages de pros : les métiers de l'hôtellerie et de la restauration
Intéressé·e par l'hôtellerie et par la valorisation du patrimoine culinaire français ? Des professionnel·les parlent de leur passion et partagent leurs expériences.
L’hôtellerie
Que ce soit dans des petits hôtels ou des hôtels de luxe, l’hôtellerie offre des opportunités de travail diverses et variées.
Camille, directrice d’hôtel
« Il faut avoir la fibre commerciale, aimer vendre et aimer se mettre des objectifs. »
Sandra, commerciale dans un hôtel
Ma journée type ?
Je commence par accueillir les clients avec l’équipe commerciale : on va prendre en charge leurs demandes et vérifier que tout est en ordre pour la journée. Je peux organiser des baptêmes, des mariages et prendre rendez-vous avec les clients afin d’échanger sur leur projet. Le côté événementiel de l’hôtellerie englobe énormément d’événements. Il y a aussi un côté fidélisation des clients et un côté communication avec les réseaux sociaux. Aucune journée ne se ressemble et on ne s’ennuie jamais.
Le plus grand évènement que j’ai organisé ?
C’était l’été dernier sur 3 jours : nous avons accueilli 500 personnes et 120 ont dormi à l’hôtel. On avait prévu un cocktail pour l’une des soirées et le lendemain un cours de zumba. C’était extraordinaire ! C’est la première fois que l’hôtel organisait un aussi grand évènement.
La compétence indispensable ?
La maitrise des langues étrangères, c’est un véritable atout. Elles font vraiment partie du monde de l’hôtellerie. À Orléans, il n’y a pas forcément beaucoup d’étrangers mais cela peut arriver.
Mon parcours ?
J’ai d’abord fait une licence de langues étrangères appliquées au commerce anglais et italien, puis un master de management et stratégie des entreprises. J’ai complété mes formations par différents MOOC sur le management (cours en ligne). Tout le long de mon parcours, j’ai aussi enrichi mes expériences professionnelles : j’ai commencé par un stage d'assistante de direction responsable qualité et ensuite j’ai eu l’opportunité grâce à un poste d’apprentie de découvrir le secteur de l’évènementiel.
Retrouvez l'ensemble de son témoignage en vidéo. |
La restauration
La restauration ne concerne pas seulement les restaurants mais aussi tous les établissements qui permettent de valoriser le patrimoine culinaire français.
Jean-Christophe, maitre-confiturier
« Être confiturier ce n'est pas faire que des confitures : c'est l'art de confire en sucré comme en salé. »
Ludovic, chef de cuisine et propriétaire d’un restaurant
Les qualités nécessaires ?
Pour pouvoir exercer ce métier, il faut savoir s’adapter et être créatif car je suis à la fois cuisinier et chef d’entreprise. Mon métier ne consiste pas seulement à être en cuisine, je gère aussi les stocks, la comptabilité, les fiches de paie et je rencontre les fournisseurs de mes produits. Bien entendu je fais confiance à mon équipe en les laissant travailler seuls en cuisine.
Ce qui me plait ?
C’est la variété des tâches que j’effectue au quotidien. Par exemple, je travaille sur le renouvellement de ma carte, qui change en fonction des saisons : parfois d’une semaine à l’autre on peut ne pas avoir le même produit donc je dois m’adapter pour changer de plat, de sauce…
Mon conseil pour ceux qui souhaiteraient travailler en cuisine ?
Découvrir les différents panels de métiers dans la restauration en faisant des stages : en restauration rapide, en gastronomie, en bistronomie…
Mon parcours ?
Après avoir effectué un bac pro cuisine dans le lycée d’Hôtellerie et du Tourisme Val-de-Loire à Blois, j’ai poursuivi mes études en BTS hôtellerie restauration option production.
Comment se déroule une journée ?
Avant le début du service, vers 10h30, je fais ma remontée de cave, c’est-à-dire que je vais chercher les vins dans la cave centrale pour les mettre dans la cave du jour. Je m’occupe aussi des boissons pour faire un réassort du bar. S’il y a des livraisons, je vérifie la facture, qu’il n’y a pas de bouteille cassée, et qu’il n’y a pas d’erreur dans la commande. Si le chef a des nouveaux plats à la carte, je les goutte et je parle avec lui des vins que je pourrais associer. Pendant le service, je prends la commande des apéritifs, des eaux, des vins et je sers les clients. Le service s’arrête à 15h30 et recommence vers 18h pour finir entre 23h et minuit.
La sommellerie, c'est que le vin ?
On peut avoir dans l’idée que le métier de sommelier ne concerne que le vin, mais ça touche vraiment à toutes les boissons : l’eau, le thé, la bière, le whisky et tout ce qui est spiritueux donc c’est vraiment toutes les boissons. Il faut aussi savoir parler un peu anglais, c’est important si on est dans des régions touristiques.
Les avantages de mon métier ?
Je fais pas mal de rencontres de personnalités importantes. Je peux également voyager, que ce soit en France ou à l’étranger.
L’inconvénient ?
C’est un métier qui nécessite de déguster beaucoup de vins. Si on ne crache pas on peut vite tomber dans le danger de l’alcoolisme. Il faut donc faire attention et rester raisonnable.
Mon parcours ?
Après un CAP dans un lycée hôtelier et un bac pro, je me suis spécialisé dans la sommellerie avec une alternance de 3 ans en suivant une mention complémentaire à Tours ainsi qu’un BP sommelier.
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« Je déclenche parfois des vocations chez certains et ça je pense que c'est la meilleure récompense que je peux avoir. »
